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MÉMOIRES VIVANTES

 

MÉMOIRES VIVANTES
Auteur : Nataraj, Robert Éthier
- Éditeur : Laforest Éditeur (non édité). Parution : 1999 – Pages : 158- Disponible sur feuillet, nous contacter.

Mémoires vivantes

Que ce soit à travers nos peurs, nos aversions, nos passions ou nos maladies, la passé nous parle. Il n’existe aucune séparation entre tout ce que nous avons vécu, que ce soit dans notre petite enfance ou dans nos vies antérieures. Tout demeure vivant en nous et continue de participer à notre quotidien. Mais nous n’en sommes pas prisonniers.

Comment retrouver la piste de tout notre passé ? Comment entrer en contact avec nos mémoires vivantes ? Comment agir sur elles ? Comment se guérir de leurs charges… bien au delà des limites illusoires du temps et de l’espace ?

La souveraineté individuelle passe par la guérison et l’intégration de toutes nos mémoires… toujours vivantes.

Croyez-vous aux vies antérieures ? …

Question qui soulève automatiquement, chez ceux qui la reçoivent, le désir de prendre position dans leurs croyances profondes.

Question qui soulève également une gamme d’émotions pouvant aller de la peur au refus total d’en aborder le sujet, ou encore de la joie à l’insatiable besoin de savoir qui on est, d’où on vient et quel est le but de cette grande aventure.

Mais comment être vraiment certain ?…

Une chose est certaine, nous sommes, vous et moi, incarnés en ce moment
sur une planète que l’on appelle la Terre.

Une chose est certaine nous sommes, vous et moi, nés de l’union d’un homme et d’une femme, et, au fil des années, nous avons appris à marcher, à parler, à lire et à écrire. Nous avons également appris à entrer en relation avec le monde environnant, parents, frères et sœurs, amis, amies, professeurs, employeurs…

Une chose est certaine nous avons vécu , vous et moi, une multitude d’expériences plus ou moins agréables dans lesquelles nous avons tiré une multitude de conclusions plus ou moins positives sur nous même : « Je réussis tout ce que j’entreprends. » , « Aimer est synonyme de blessures. » , « Je dois m’oublier pour plaire aux autres. » , « Je suis chanceux en amour comme en affaires. », « On ne peut faire confiance à personne. »…

Une chose est certaine nous sommes, vous et moi, le résultat des conclusions
que nous avons tiré tout au long de notre vie. Notre corps transporte ces conclusions comme un vêtement fait« sur mesure ». Mais ce vêtement vous permet-il d’exprimer qui vous êtes réellement ? Êtes-vous pris dans des jeux de rôles ? Donnez-vous facilement votre pouvoir aux autres ? Portez-vous des peurs incontrôlées, incontrôlables ? Avez-vous parallèlement une grande facilité d’élocution ? Possédez-vous un talent artistique qui vous amène à vous demander d’où peut bien venir toute cette créativité ? Avez-vous de la facilité avec d’autres langues que votre langue maternelle ?….

Peut-on être certain que tout ceci n’est le résultat que de cette vie-ci ?

Et si c’était vrai ?…

Si l’existence des vies dites antérieures était réelle…

Nous pourrions, vous et moi, comprendre d’où viennent ces peurs incontrôlées et agir sur elles… Nous pourrions trouver d’où vient cette conclusion qui veut qu’aimer est synonyme de blessure et guérir cette croyance… Nous pourrions découvrir dans quelle vie, dans quel contexte nous avons donné ou abusé de notre pouvoir
et agir sur ce conditionnement…

Nous pourrions également, vous et moi, recontacter les mémoires des vies où nous étions en pleine possession de tous nos moyens, vies dans lesquelles nous avions développé nos qualités, nos forces et puiser à même ces ressources
pour améliorer notre existence actuelle…

Qu’on y croit ou non, ces mémoires sont toujours bien vivantes, là, à l’intérieur même de nos cellules et elles influencent continuellement notre quotidien. Certaines d’entre elles viennent contribuer à notre épanouissement alors que d’autres nous limitent dans notre action.

Devenir conscients de leur existence est déjà un plus dans notre vie. Choisir de guérir les blessures associées à ces mémoires c’est choisir d’améliorer la qualité de notre existence, c’est devenir maître de notre vie, ici-maintenant.

L’intégration Mémorielle, tel qu’abordé dans cet ouvrage, est un outil d’intervention qui va bien au delà de la simple curiosité à savoir qui nous avons pu être et quels exploits nous avons bien pu accomplir.

C’est avant tout un outil de guérison très puissant nous permettant de nous libérer des charges du vaste passé de notre âme et d’être dans toute la grandeur de cette expression.

INTRODUCTION DU LIVRE « MÉMOIRES VIVANTES » DE ROBERT ETHIER

J’ai toujours su que j’étais plus vaste que cette incarnation. Les jeux de mon enfance puisaient dans mes mémoires pour y ramener les personnages que je savais avoir été et auxquels je permettais de revivre à travers ces moments entre nous, enfants.

Je me rappelle clairement que nous nous amusions à parler d’autres langues en imitant les sons sans n’avoir jamais entendu parler ces langues : nous étions tour à tour Japonais, Allemands, Russes, Arabes, Chinois, Hébreux, Anglais, Africains… et savions accompagner ces sons de gestes et d’attitudes propre à ces différentes cultures sans n’avoir jamais été exposés à aucune d’entre elles.

Mon enfance s’est déroulé sans la présence aujourd’hui omniprésente de la télévision. Et quand nous avons eu un téléviseur, les émotions que me faisaient vivre les films d’épopée dépendaient moins de leur qualité d’interprétation que des souvenirs qu’ils soulevaient.

Nous ne représentions pas un groupe d’enfants exceptionnels et chaque fois qu’il m’arrive de regarder jouer des enfants, je retrouve encore cette magie, ce contact instinctif avec la mémoire de nos vies antérieures, nos mémoires vivantes.

C’est bien de ceci qu’il s’agit : nous nous rappelons sans toujours pouvoir le nommer ainsi. Les enfants ont de ces certitudes que les croyances des adultes ne peuvent détruire. Tout au plus arrivent-ils à leur faire oublier, avec l’âge, la puissance de ces ressenties.

Quand, dans la vingtaine, ma recherche d’absolu m’a amené à trouver un sens à tout mon héritage catholique, une logique simpliste est venu remplacé les certitudes de mon enfance.

Si j’acceptais le principe divin, il ne pouvait coexister avec celui de la vie unique. Comment un Dieu Amour pouvait-il permettre les injustices et les disparités de l’expérience humaine ? Une seule possibilité : notre âme voyage à travers une suite d’incarnations qu’elle choisit librement comme autant d’expériences que Dieu permet sans juger. À partir de cette possibilité, j’ai ajusté mon regard sur le monde. Avec les années, la pitié s’est transformée en compassion, le jugement en discernement. Je trouvais très libérateur d’oser me considérer plus vaste que mon existence actuelle et de cesser de voir Dieu à travers la lunette trop limitative d’un quelconque système religieux qui essayait de se l’approprier.

En1975, j’ai eu la chance de concrétiser un rêve : travailler en Afrique. J’avais toujours voulu aller sur ce continent et si le jeune adulte s’était permis de recontacter les personnages de son enfance, il aurait pu expliquer ce goût. Mais le temps avait fait son œuvre et l’oubli s’était installé, remplaçant les souvenirs par des envies. L’idole familial de mon enfance avait été mon oncle maternel qui était missionnaire à Haïti.

Les sculptures en bois qu’il ramenait lors de ses visites au Québec à tous les trois ans étaient imprégnées du mysticisme africain. Pour moi, Haïti était mon contact le plus direct avec l’Afrique. J’ai naturellement voulu être missionnaire, non point par conviction religieuse, beaucoup pour faire plaisir à ma mère, mais surtout pour aller en Afrique.

Quand, à mon adolescence, j’ai renoncé à la prêtrise après avoir embrassé ma première flamme, je n’ai pas renoncé à l’Afrique. J’ai dû attendre la fin de mes études universitaires en géographie pour que la vie me fasse cadeau de la possibilité de travailler en Afrique. Et c’est avec un excitation enfantine que je me suis envolé vers San Pedro, Côte d’Ivoire.

L’avion qui m’amenait de Paris à Abidjan fit escale à Freetown, Sierra Leone. Dans cet aéroport vieillot, avec ses ventilateurs suspendus trop lents qui remuaient sans le rafraîchir l’air humide et chaud, ses boiseries en acajou noircis par le temps, les « boys » en veston blanc et cabaret chargé, le temps retrouva son infinité.

J’étais à la fois le boy, le planteur, le patron du bar, l’acajou vieilli et l’Afrique. Une émotion douloureuse monta en moi que j’associai rapidement à la réalisation de mon rêve africain. Mais quand je débarquai deux jours plus tard à San Pedro, petite ville portuaire de la Côte D’Ivoire, et que j’entendis distinctement une voie intérieure me dire en Anglais « Welcome home », je me mis à pleurer sans comprendre.

Sans n’avoir jamais auparavant été en contact avec la culture noire-africaine, je sus comment être en relation avec ces gens. J’ai dansé leur rythme , bu leur alcool de palme, mangé leur nourriture épicée, partagé leur hutte, aussi surpris qu’eux de mon aisance , de ma connaissance assurée de leur univers.

Doucement, au fil des mois, j’ai laissé monté des images de d’autres temps habitées par des personnages différents, hommes et femmes, blanc et noir , sachant avec cette certitude qui défie toute logique que tous étaient des parties de moi.

Ces personnages habitaient mes rêves. Je revoyais constamment des espaces de « déjà-vu ». Je me reconnaissais dans des visages, des attitudes, des situations. Je reconnaissais des paysages jamais rencontrés. J’acceptais de me souvenir, de me regarder différemment. Si cette première expérience me confirmait mes intuitions, je ne pouvais donner un sens à ces mémoires vivantes. À quoi pouvait bien servir de se rappeler ces vies antérieurs ? En quoi ces souvenirs servaient-ils mon existence actuelle ?

Cinq ans plus tard, ma compagne et moi avons acheté un petit voilier de 8.50 mètres avec lequel nous avons navigué pendant huit mois. Nous avions tous deux suffisamment d’expérience pour être d’excellents équipiers mais pas assez pour être capitaine compétent. Après que nous ayons déterminé que j’assumerais la responsabilité de capitaine, j’ai tout de suite su qu’il me faudrait de l’aide.

Mais où la trouver à 50 kilomètres au large quand le vent souffle à 60 km/h et que vous vous demandez quelle est la manoeuvre appropriée pour rester en vie. Durant ces mois en mer, à chaque fois que je me suis retrouvé en situation délicate qui exigeait une manoeuvre que j’ignorais, je me suis entendu donner une consigne que je découvrais et qui se révélait efficace à chaque fois. D’où me venait ces connaissances ? À l’époque, je disais que j’étais guidé par le grand capitaine céleste.

Aujourd’hui, si je n’écarte pas la possibilité d’une aide céleste, j’ouvre aussi la porte sur ma capacité d’aller puiser à même le réservoir de mes propres connaissances accumulées au cours de mes multiples vies. La situation de crise et d’urgence me rendait plus réceptif et mon mental n’avait pas la possibilité d’interférer puisqu’il pouvait clairement voir que sa propre survie dépendait de l’accueil de ces directives venues d’ailleurs. Pour moi aujourd’hui, l’expérience maritime rejoint l’africaine.

L’information intérieure qui est monté était que je venais de contacter l’énergie et des images d’une vie antérieure. Je venais de contacter spontanément une mémoire vivante du passé. Mais pourquoi ? J’allais trouver les réponses six années plus tard.

En 1991, j’ai rencontré le maître qui allait m’initier et me transmettre les connaissances dont ce livre fait l’objet. Ce maître avait la capacité de lire l’histoire de l’âme sans aucune séparation entre toutes les incarnations. Au cours de certaines lectures, il constata que les mémoires de certaines personnes qui venaient le consulter avaient été stimulées sans pour autant avoir été guéries.

Les interrogeant, il découvrit que la majorité avait utilisé un rituel pour contacter leurs vies antérieures mais que ces rituels n’étaient pas centrés autour d’un espace de guérison des mémoires retrouvées. Il me demanda alors de faire une recherche sur les différents enseignements transmis sur les vies antérieures. Voici ce que j’ai découvert.

La très grande majorité des humains qui ont transmis des enseignements sont des scientifiques qui ont « rencontré le phénomène » des vies antérieurs par hasard. Plusieurs l’ont fait en utilisant l’hypnose pour d’autres fins thérapeutiques. Presque tous prétendent que de contacter ces mémoires est suffisant pour les guérir, suite de quoi, très peu d’entre eux proposent un rituel de guérison des mémoires contactées.

Ceux qui, parmi eux, optaient pour une approche plus humaniste reprenaient pour la majorité l’étude des vies antérieures à partir des croyances religieuses qui en parlent encore. Mais toutes ces croyances ont connu des distorsions depuis tellement de siècles et par tellement de gens différents qu’il ne reste que très peu de l’essence des enseignements des anciens maîtres.

Tous ces maîtres ont de plus dû imager leurs discours pour les rendre accessibles à la masse. Inévitablement, cette obligation produit des distorsions. Imaginez que je dises à deux personnes, en sortant d’une méditation où je contacte la non-séparation d’avec le principe divin, « je suis dieu. » Une se prosterne devant moi, car elle cherche à remettre son pouvoir, et mes explications ne change rien à sa certitude qu’elle vient de rencontrer Dieu. L’autre quitte et raconte à tous que je dois être fou car je me prends pour Dieu.

Combien de versions différentes de la bible avons-nous ? Combien de nuances de la chrétienté, du bouddhisme et de l’Islam se disputent le titre d’être la version authentique ? Pourtant, elles ont toutes été transmises par des maîtres. Aucune n’a survécu aux interprétations nécessaires pour asseoir le pouvoir des multiples successeurs. Elles sont devenus des systèmes de croyance. Nous sommes ainsi, nous les humains.

Le même phénomène est arrivé avec l’enseignement de l’éternité de l’âme et son voyage à travers les incarnations. Saviez-vous, par exemple, que la religion catholique a véhiculé cette notion jusqu’au cinquième siècle. C’est au concile de Constantinople que les pères de l’Église l’ont retranchée, y voyant probablement un obstacle à contrôler les fidèles : comment faire peur et prendre pouvoir en se disant un intermédiaire indispensable si les gens continuent de croire qu’ils ont plusieurs incarnations ? Mieux vaut la peur de l’enfer éternel et la possibilité du paradis pour les bons. Je vous parle du catholicisme parce que c’est mon héritage mais les autres religions ne sont pas différentes.

L’hindouisme qui a conservé la croyance des vies antérieures s’en sert comme outil de pouvoir en promettant une meilleure vie à ceux qui respectent les lois religieuses, les rites et les prêtres. Il justifie aussi le système des castes et des exclusions comme le résultat des mérites ou des fautes du passé.

À la suite de cette recherche, mon maître a décidé de transmettre un outil d’exploration et de guérison des vies antérieures, rituel qui allait s’appeler l’intégration mémorielle.

L’intégration mémorielle ne reconnaît aucun système de croyance et propose une vision élargie de l’expérience humaine. Le seul but de cette démarche est la guérison des mémoires et leur intégration consciente au processus de la vie actuelle.

L’amélioration de la vie présente et l’expansion de la conscience planétaire est ce qui guide cette approche. Pour ce maître, toutes nos mémoires sont vivantes, que ce soit celles de notre toute petite enfance comme celles de plusieurs milliers d’années. Il suffit de nous permettre de nous rappeler, de nous rappeler pour pouvoir les guérir et ainsi les intégrer à la vie actuelle. Cette non-séparation nous permet d’enrichir l’expérience actuelle des multiples apprentissages accumulés. Malheureusement ces acquis sont souvent accompagnés de conclusions tirées à la suite de douleurs rencontrées, d’où la nécessité d’accompagner cette exploration d’un espace de guérison.

Il est important de vivre les retrouvailles avec l’ensemble de nos mémoires et d’assumer notre passé sans le juger. Tout comme nous ne pouvons nous couper de notre enfance et prétendre réaliser notre plein potentiel, il en va de même avec nos vies antérieures. Que j’y crois ou non ne change rien au fait que les cellules de mon corps transportent toutes mes mémoires. J’ai le choix de les utiliser et de les guérir ou de les ignorer et de les subir. De toute façon, elles m’appartiennent et tant que je serai vivant , elles le seront aussi. Ce sont mes mémoires vivantes.

 

- Thèmes d’entrevues

Ma vie : Un voyage parmi tant d’autres

Les vies après la vie, les vies avant la vie … Illusion ou réalité ? L’au-delà et l’ici-bas sont-elles deux facettes d’une même réalité. Il est possible d’ouvrir notre conscience à la Vie dans sa globalité, là où notre histoire prend tout son sens.

L’intégration Mémorielle : Outil de guérison

Rien ne sert de voyager dans nos mémoires si notre intention première n’en est une de guérison, d’évolution et de libération tant personnelle que transpersonnelle. L’Intégration Mémorielle est un outil d’une grande puissance capable de guérir les blessures de notre vaste passé pour nous ouvrir à toutes nos potentialités tant au niveau de notre santé physique, intellectuelle, psychologique, qu’émotive. Comment se déroule une rencontre individuelle en Intégration Mémorielle ?

La maladie : nouvelles pistes de réflexions

Trop de gens sont dépourvus devant leurs problèmes de santé, ne sachant plus où trouver des réponses à leurs questions, de remèdes pour calmer leurs douleurs. Lorsque plus rien de marche, lorsque plus personne ne peut nous aider, serait-il temps de s’ouvrir à autre chose, d’aller voir au delà de notre corps physique, d’aller voir plus loin que cette vie-ci ?
Nos vies antérieures peuvent-elles cacher la clé que nous ne réussissons pas à trouver ?

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